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Monseigneur, "Nous prirons Nostre Createur vougrace et en santé bonne vie ct longue.
DE LA VILLE DE PARIS.                                                    311
"Voz entierement bons amys, tr Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris."
"A Paris, le 11e Juillet i556.
DXCIII. — Ordonnance touchant les Maistres des Pontz.
3 juillet 1554. (B fol. 355 v°.)
Du 111e jour de Juillet mil vc liiii.
«Au jour d'huy, au Bureau de la Ville de Paris, sur les remonstrances faittes par Geoffroy Guiard, l'un des Maistres des Pontz de lad. Ville, de ce que l'on faict une massonnerie comme ung gros pillier de pierre au-dessus de la pallée du moulin de la Gourdine 'n, du costé du cours de la marchandise, contre le bien de la chose public, et en danger de faire périr plusieurs basteaux en temps d'iver. et grosses eaues;
"A esté ordonné que le Procureur du Roy et de lad. Ville se transportera par devers Mess™ les Com­missaires, qui sont déléguez de par le Roy a Nesle pourle faict des monnoyes'2*, pour leur en faire re­monstrances , parce que c'est dc par eulx que ce faict lad. massonnerye ; el après lesd, remonstrances faites, fera protestation de tous depens, dommages et inte­restz en quoy icelle Ville et chose publicque pour­roient encourir, en la presence du Greffier de lad. Ville ou l'un deses commis."
DXCIV. — Ordonnance tour le Receveur de la Ville ,
DONT LA TENEUR ENSUYT.
3 juillet 1554. (B fol. 356 r°.)
Du 111e jour de Juillet vc liiii.
"Au jour d'huy, au Bureau de la Ville de Paris, sur ce que plusieurs personnes pour subvenir aux affaires du Roy se sont esvertuez à nostre requeste fournir plusieurs deniers à lad. Ville, parmy lesquelz y avoit doubles ducatz et pistoletz, ce que le Rece­veur d'icelle Ville a reffuzé prandre au moien de l'Edict du Roy et cry des Monnoyes, led. Receveur sur ce oy aud. Bureau ;
"Luy a esté par nous remonstré qu'il pouvoit rece­voir lesd, doubles ducatz et pistoletz attendu que
c'estoit pour le service du Roy, et par cy devant pour semblable cas '3', et que les quarante cinq mil livres restant à recevoir sont subrogez au lieu d'autres xlv m. livres dont led. Sgr avoit permis prandre les doubles ducatz et les pistoletz.
"Et pour luy oster sa difficulté, nous luy avons ordonné les prandre et luy en fournir Ordonnance du Roy pour sa descharge; lequel a faict responce qu'il ne les receveroit poinct, etqu'il estoitbien marry qu'il ne les pouvoit recevoir, et que nous ne l'en pourrions descharger s'il en estoit inquieté."
DXCV. — Lettres de par la Ville à Mons'de Vibraye, audiencier de France.
6 juillet 1554. (B fol. 356 v°.)
M0NSr,
"Nous avons envoyé par delà quelques provisions
qu'il nous est besoing recouvrer pour les affaires de ceste Ville; lesquelles, combien qu'elles nous eussent
(1)   Ce moulin, établi dans l'îlot du même nom, à la pointe occidentale de l'île du Palais et en face du Petit-Ncsle, servait ù cette époque à la fabrication de la monnaie.
(2)   Par son édit du 25 mars 1549, Henri II avait établi en l'hôtel du Petit-Nesle un atelier pour la fabrication des pièces de deus sols six deniers, malgré les prélentions de i'Echevinage qui se posait en possesseur du lieu; pour plus de détails, voir la Topographie historique du Vieux Paris, tomeV, pages 39 et suivantes. C'est à tort, d'ailleurs, que l'éditeur de cet ouvrage affirme que la frappe des monnaies avait cessé de se faire en l'hotel de Nesle dès le mois de janvier 1552 (v. s.) : on sait que les Lettres patentes données à celte date pour la vente d3 l'hôtel ne furent pas suivies d'effet; et notre texte montre péremptoirement qne le monnayage s'y exerçait encore plus de dix-huit mois après l'ordre d'aliénation.
(3)   Sic au Registre, qui semble avoir ici une lacune. — Le précédent auquel il est fait allusion vise l'Ordonnance du Conseil Privé, rendue le 28 janvier 1553 et rapportée ci-dessus art. CLXXI; voir aussi l'Ordonnance du Bureau en date du 7 janvier 1554 : art. CCCCLIII.